Juste une lumière,

Pour ne plus avoir peur,

Juste une lueur,

Pour garder des repères.

 

Mon corps me brûle, et m’insupportes,

Je ne crois plus au miracle,

 Je n’ose plus ouvrir cette porte,

Et romps avec les miens, tout contact

 

Comment vivre après cela ?

Pourquoi est-ce tombé sur moi ?

J’étais si joyeuse avant,

Je ne suis plus qu’un fantôme errant.

 

Dire que tu oses me regarder,

Bien en face et sans sourciller,

Rien ne sera assez efficace

Pour laisser sur toi la même trace.

 

Allez, viens,

Essaie de retrouver emprise sur moi,

Oui viens,

Je t’ouvre en grand mes bras.

 

Nous irons nous promener au bois,

Je sais que tu aimes cet endroit,

Nous irons nous perdre dans le bois,

Je sais que tu n’attends que ça.

 

Marche, sois sans crainte,

Tu sais bien que tu es le dominant,

Continue, et efface les empruntes,

Il ne faut que rien ne soit troublant.

 

Veux-tu jouer avec moi ?

Se seras toi que l’on attachera,

Se seras toi cette fois qui hurlera,

Et se seras toi que personne n’entendra.

 

Laisse-toi aller dans cette ivresse,

Il est SI bon ce goût de détresse,

Tu peux bien faire cela pour moi,

Toi qui m’as pris mon innocence, ma joie.

 

Oui, comme c’est bon de te souiller,

Comme c’est bon de te tuer.

 

Je sens en moi cette jouissance,

Qui t’avait autrefois, mit en transe.

Sauf que toi le scélérat, c’est ici que tu finiras.

 

Ne dis rien, pas un mot,

Après tout, tu m’as bien assassiné,

Il est trop tard pour pleurer,

Trop tard pour regretter.

 

Aucun de tes mots ne pourra effacer,

Aucun de tes mots ne pourra réparer.

 

Allez, viens,

Prends ma main,

Comme elle est belle la lune ce soir,

Elle éclaire ton désespoir.

 

Quelle est cette douleur ?

J’ai dans ma bouche le goût du sang,

Un soulagement, un malheur ?

Je ne rêverais plus de ce truand.

 

Je m’allonge près de la cheminée,

Et récite quelques incantations,

J’attends la fin de ma destinée,

En me libérant de toute tension.

 

Je ne m’étais jamais sentie aussi légère,

Devant moi, un visage rassurant,

Il m’emmène avec lui dans les airs,

Et tiens ma main bien fermement.

 

Je n’ai pas envie de regarder derrière-moi,

Je n’ai pas envie de voir le corps de cette folle,

Mon ange, garde-moi près de toi,

Je veux que mon cauchemar s’envole.

 

S’il te plaît, penche-toi vers moi,

Que je dépose un baiser sur tes lèvres,

Grâce à toi je suis sauvée,

Je ne suis plus une névrosée.

 

Mon ange, garde-moi près de toi,

Je veux que mon cauchemar s’envole.

 

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