Mais de quoi, de qui se moque-t-on
Tous ces beaux sourires qui ne veulent rien dire
Ces mains que l’on serre, et du venin qui s’en libère
Cette fausse amitié qui se lie,
Pour mieux écouter ce qui se dit
Ces belles promesses que l’on échange,
Avec un sourire aussi doux qu’un ange
Toutes ces âmes corrompues,
Et cette sincérité qui pue
On demande à l’enfant de croire en l’humain
Alors que cet humain ne croit plus en l’homme
Tout ce qui compte est le chacun pour soi
Même la générosité est mesurée,
Tout est économisé
Même le bonheur est simulé,
Faisons semblant d’être heureux qu’on nous dit,
Et le reste viendra, un matin, un soir, une journée…
Mais le reste de rien, ça donne quoi ici ?
Bien sûr c’est toujours la faute à l’autre
Ainsi on s’enferme dans la fainéantise
L’égoïsme est devenue une mode glauque
Une chose que l’on pratique à sa guise
Tout ce qui compte est le chacun pour soi
Même la générosité est mesurée,
Tout est économisé
Tout est économisé
Tout…
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